
Récital enlevant ! - D entrée de jeu, ne vous fiez surtout pas aux propos de FELICIANO, lequel a émis des commentaires auxquels je n adhère pas du tout.Les deux concertos de Haydn ici proposés sont sans conteste les oeuvres les plus abouties de ce genre à l époque classique viennoise. Quand au concerto de Monn, -acteur important de la transition entre baroque et classicisme-, c est un pièce remarquable de la période antérieure à Haydn.Au violoncelle, c est un Queyras au sommet de son art qui nous livre une prestation sensationnelle solidement appuyé par un orchestre au sommet de sa forme (le Freiburger Barockorechester) des trois oeuvres ici présentées.Queyras peur se monter introspectif, exubérant, mais ne frôle jamais la démesure. Un récital excitant, qui rend l auditeur captif de la science du soliste et du génie de Haydn.Ma référence. Prise de son fort adéquate.
Un disque pour Audiophile Mélomane - À plusieurs reprises, alors que mon lecteur de disques attendait impatiemment, la gueule ouverte, que je satisfasse son insatiable appétit, mon index déambulait le long des étagères, à la recherche d un mets propre à le satisfaire. De lent, à l approche des H, son déplacement se fit soudainement plus rapide, puis, dans un mouvement presque magnétique, il vint se poser sur les quelques millimètres de la tranche, pourtant bien quelconque, de ce disque. Intrigué par la répétition de ce comportement, j en fis part à un ami mélomane, qui acheta le disque et qui fut, lui aussi, atteint irrémédiablement des mêmes symptômes. Dès lors, comment expliquer de tels phénomènes, sinon qu en disant que les deux Concertos pour violoncelle de Joseph Haydn sont parmi les plus belles pièces de la grande époque classique viennoise et que, dans le cas qui nous occupe, Jean-Guihen Queyras s inscrit comme un ambassadeur distingué. Que rarement un orchestre, en l occurrence le Freiburger Barockorchester placé sous la baguette de la très inspirée Petra Müllejans, ne fut à telle fête. Ici, rien ne manque , ni la technique, ni le lyrisme, ni la malice. Finalement, on se dit que devant une réussite de cette ampleur, il est vain de résister à l appel de notre subconscient, mais que jamais un disque de musique concertante n aura été aussi... déconcertant.
Une excellence un peu extérieure - Cet enregistrement trop adulé par les commentateurs est sans doute beau et brillant et exemplaire du côté de la propreté, de l éclat, de la prise du son, mais il reste à mon sens extérieur à l œuvre, en deçà de son mystère comme de sa joie et de sa mélancolie. Une jeunesse qui, dans ce cas précis, embrasse tout sur son passage mais manque... le fond des choses. La comparaison avec la version de Wispelwey et l ensemble Florilegium est flagrante à cet égard.
Un Haydn réussi - Christopher Hogwood et Christophe Coin avaient donné de ces concertos de Haydn une brillante interprétation avec instruments d époque. Jean-Guihen Queyras et le Freiburger Barockorchester dirigé par Petra Müllejans rééditent cette réussite, les timbres de l orchestre sont plus riches que ceux de l Academy of Ancient Music, le violoncelle de Queyras est envoutant, la direction précise et efficace. Les deux concertos de Haydn sont biens mis en valeur. Celui de Monn, qui vaut plus qu un simple complément de programme, est lui aussi magnifiquement joué.